Infos pratiques
Point de départ : Combe de Chevaline, près d’Aix-les-Bains
Nuit : refuge du Charbon
Durée : 2 jours
Période idéale : de janvier à mars selon l’enneigement
- Train a/r Paris – Aix-les-bains : 100€
- Location de voiture : 90€ sur Getaround
- Location raquettes + bâtons : 15€
Niveau & matériel
La randonnée reste accessible avec une bonne condition physique, mais les conditions hivernales peuvent rapidement compliquer la progression.
Prévoir au minimum :
- un duvet chaud (confort 0°C dans notre cas),
- une veste et un pantalon imperméables type Gore-Tex,
- des gants chauds et vêtements de rechange pour la soirée,
- une lampe frontale,
- une batterie externe pour le téléphone ou la montre GPS.
Je recommande aussi fortement de télécharger le tracé GPX avant le départ. En cas de brouillard ou de neige, il devient très difficile de s’orienter sans réseau.

Jour 1 — Montée vers le refuge



Après nous être garés au bout de la combe de Chevaline, on attaque directement la randonnée vers 11h.
L’ambiance est immédiatement très alpine : forêt enneigée, silence total et premières vues dégagées sur les reliefs alentours.
Après environ une heure après le départ, on s’arrête au petit refuge de la Fontaine du Fayard pour manger nos sandwiches. C’est aussi le moment où l’on chausse nos raquettes, devenues indispensables tant la neige était abondante. Nous étions partis mi-février et les conditions étaient bien hivernales.
La montée jusqu’au refuge du Charbon nous a pris environ cinq heures. Sur la fin, la météo s’est nettement dégradée : un brouillard très épais nous est tombé dessus d’un coup, réduisant fortement la visibilité et ralentissant notre progression.
Dans ces conditions, impossible d’avancer rapidement ; chaque portion du sentier demande de l’attention.
C’est clairement le genre de situation où l’on apprécie d’avoir téléchargé la trace GPS.
Le refuge du Charbon
Le refuge est entretenu par une association (Tous au Charbon). Cela reste évidemment très simple mais accueillant.



À l’intérieur :
- un poêle avec des bûches à disposition,
- une quinzaine de matelas répartis dans trois pièces à l’étage,
- des toilettes sèches,
- une fontaine d’eau potable juste à côté du refuge.
Sans tomber dans l’excès, mieux vaut quand même arriver assez tôt : le refuge peut se remplir rapidement. Dans notre cas, nous sommes arrivés vers 16h.
Jour 2 — Réveil face aux Bauges




Le lendemain matin, le brouillard avait totalement disparu.
Petit café devant une vue complètement dégagée sur le massif des Bauges avant de reprendre tranquillement le chemin du retour.
Nous avons fait la descente par le même itinéraire. Avec les raquettes, presque tout devient accessible et le secteur se transforme en immense terrain d’exploration hivernal.
Un week-end un peu compliqué logistiquement, mais relativement peu cher et avec une vraie sensation d’aventure à la clé.
