Infos pratiques
Point de départ : Katmandou
Durée : 11 jours de trek (+ quelques jours bonus à Katmandou)
Agence : Base Camp Trek
Budget/pers : Avion 1410 €, trek 1260€ (lodge et nourriture comprise), assurance 90€ avec Chapka (obligatoire pour le trek)
Niveau & matériel
Le trek est accessible sans expérience en alpinisme mais demande une bonne condition physique. Il faut être capable d’enchaîner plusieurs journées de marche de 5 à 7 heures max avec du dénivelé. Les distances sont courtes mais avec beaucoup de dénivelé avec énormément d’escaliers !
Bon à savoir
- Nous avions choisi l’option internationale Orange (réseau local Ncell). Aucun problème en ville, mais quasiment plus de réseau une fois en montagne. À l’inverse, plusieurs personnes du groupe équipées d’une eSIM NTC captaient encore jusque vers l’Annapurna Base Camp.
- Bien que l’on dorme en lodge, il faut savoir que leurs isolations sont parfaitement inefficaces. Un duvet confort autour de 0°C est donc vivement recommandé.
- Tout devient payant en altitude : douche, recharge des batteries, Wi-Fi… Les prix restent raisonnables mais il est indispensable de prévoir suffisamment de liquide (et si possible petites coupures). Impossible de retirer de l’argent ou de payer par carte pendant le trek. Nous avions prévu 15 000 NPR par personne pour 11 jours, ce qui nous a permis de profiter sans nous priver, tout en couvrant les pourboires du guide (environ 2 €/jour) et du porteur (environ 4 €/jour). A noter que plus on monte, plus c’est cher, les bières qui peuvent couter dans les 200NRP en bas coutent 1000NRP à l’Annapurna Base Camp par exemple.
- Les porteurs sont obligatoires, ils portent jusqu’à 12kg/pers.
Équipements indispensables
- Veste et pantalon imperméables (Gore-Tex ou équivalent)
- Pastilles purificatrices d’eau
- Boules Quies
- Batterie externe
Les étapes du trek
1 – Katmandou
Découverte de la capitale avant le départ vers les Annapurnas.
2 – Lwang
Près de huit heures de bus pour rejoindre Lwang en passant par Pokhara. Sur la carte, la distance semble courte, mais l’état des routes népalaises rallonge énormément les temps de trajet.
Le lendemain matin, le trek commence réellement. Cap sur l’Annapurna Base Camp !
Pour l’atteindre nous avons suivi l’itinéraire composé des étapes suivantes :
3 – Landruk



On traverse d’abord des champs de thés, puis on s’enfonce dans la forêt. C’est également à ce moment que l’on franchit notre premier pont népalais. Une fois à destination nous avons été invité à participer à une fête locale.
4 – Chomrong



En chemin, nous faisons une pause à Jhinu Danda pour découvrir les sources chaudes. Nous avons finalement été déçus. Nous nous attendions à des bassins naturels au bord de la rivière, alors qu’il s’agit en réalité de piscines aménagées, assez fréquentées et payantes. Nous n’aurions probablement pas fait le détour en sachant ça.
5 – Dovan
On s’enfonce davantage dans le massif. On se rapproche vraiment des géants que sont l’Annapurna et Machupuchare.


Sur le trajet arrêt obligatoire à l’Himalaya Café, le seul café en grains que nous ayons trouvé de tout le trek.
6 – Deurali
Dernière étape avant le Base Camp. L’altitude commence à se faire sentir et les températures chutent. Possible de se rapprocher de la rivière tout au fond du village à droite, nous y avons trempé nos pieds pour nous détendre un peu.



On trouve également un petit vendeur de miel fou. On l’a testé en très petite quantité. De notre côté, aucun véritable effet, si ce n’est une légère sensation d’engourdissement de la lèvre. Les effets dépendent toutefois beaucoup de la quantité consommée et des personnes.
7 – Annapurna Base Camp 🏆
Enfin arrivés à l’Annapurna Base Camp, à 4 130 mètres d’altitude. Après plusieurs jours de marche, découvrir cet immense cirque entouré de sommets de plus de 7 000 et 8 000 mètres est un moment vraiment marquant.
Nous avons même poussé un peu plus haut en grimpant sur la colline située à gauche du camp, qui offre une vue encore plus spectaculaire sur l’ensemble du massif.
À cette altitude, certains peuvent souffrir du mal aigu des montagnes (maux de tête, nausées, vomissements). Si les symptômes deviennent importants, il ne faut pas hésiter à redescendre immédiatement.
Le lendemain matin, réveil avant le lever du soleil pour admirer les premières lumières illuminer l’Annapurna I.

A partir de là, le prochain objectif était Poon Hill, de l’autre côté de la vallée. Pour le rejoindre nous sommes revenus sur nos pas jusqu’à :
8 – Bamboo
puis remontés vers :
9 – Chuile
pour enfin atteindre :
10 – Ghorepani & Poon Hill 🏆
Nous craignions que Poon Hill soit surcotée et envahie de touristes. Finalement, ce fut une excellente surprise. Oui, il y a du monde au lever du soleil, mais le panorama vaut largement le détour.
Nous avons eu en plus la chance de découvrir le site sous la neige, avec une vue absolument exceptionnelle sur la chaîne des Annapurnas mais aussi sur le Dhaulagiri, un autre +8000m.
11 – Pokhara
Après plusieurs jours en montagne, Pokhara est l’endroit idéal pour souffler. La ville est beaucoup plus agréable que Katmandou, avec son lac, ses nombreux restaurants, ses bars et une ambiance beaucoup plus détendue.

12 – Katmandou
Le retour à Katmandou contraste fortement avec le calme de la montagne. Entre la circulation, le bruit et la pollution, nous avons finalement trouvé que deux journées étaient plus que suffisantes.
Nous avons visité Swayambunath, le Garden of Dreams, le palais Narayanhity, Bal Gopaleshwar, Kathmandu Fun Park ainsi que le quartier de Thamel en long et en large. Avec le recul, Swayambunath et le Garden of Dreams sont les deux seules visites que nous retiendrons. Le fun Park est également marrant à voir mais pas au point de rester un jour de plus.
Nourriture
Pendant le trek, les repas sont assez répétitifs mais parfaitement adaptés à l’effort.
Le Dal Bhat reste LE plat incontournable du trek… et surtout il est généralement servi à volonté, ce qui est très appréciable après plusieurs heures de marche. Il est servi absolument tous les jours et se compose de riz, soupe de lentilles/curry, légumes, fougères et une petite sauce piquante.


Le midi, on retrouve surtout des nouilles sautées ou du fried rice accompagnés d’une omelette. Les petits-déjeuners sont également souvent les mêmes avec des chapatis/pancakes, du miel, des pommes de terre ou des œufs.
A noter que la viande n’est pas autorisée sur le site du trek, ça sera donc végétarien pendant toute l’aventure.
En ville, la cuisine est très influencée par celle de l’Inde. En dehors des incontournables momos tibétains, on retrouve beaucoup de biryanis, currys, roti, nans et autres plats épicés.
En conclusion, un trek exigeant mais accessible, qui offre sans doute l’un des meilleurs rapports effort/récompense/prix que j’ai pu voir. Entre les villages, les lodges, les sommets himalayens et les levers de soleil, impossible de ne pas repartir avec des souvenirs gravés pour très longtemps.













